novembre 2012

Page de titre

Que nous le voulions ou non, la page de titre d’un livre numérique a quasiment le même impact qu’une couverture. De fait, puisque certains gros revendeurs ont décidé d’ouvrir le fichier sur la première page de texte, je pense même que la page de titre est devenue the new cover1 : elle constitue la première rencontre profonde2 entre l’ouvrage et le lecteur dans bien des cas. Il nous est certes possible de tricher pour afficher la couverture à la première ouverture du livre mais le par défaut m’intéresse davantage dans cet article. De toute manière, les niveaux de gris des écrans e-Ink ne rendront pas forcément justice à bien des couvertures.

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Kindle et typographie, de la méconnaissance à l’incohérence

La typographie est le point faible de Kindle. L’ancien format, mobi 7, a longtemps été trainé comme un énorme boulet. KF8, le nouveau format, s’est fait attendre très longtemps. Son déploiement complet a par ailleurs pris plusieurs mois, ce qui a bien embêté les développeurs. En outre, il est très loin de régler tous les problèmes de l’archaïsme qu’il remplace.

Certes, en matière de design, Kindle Format 8 permet quelques fantaisies : bordures, images de fond, lettrines ou ombres portées sont désormais possibles. Notons également que les marges sont enfin gérées correctement… Mais devil is in the detail1, comme aiment à le dire nos amis anglo-saxons, et l’on ne peut pas dire qu’Amazon excelle dans le soin apporté aux détails. De fait, les développeurs Amazon accumulent les erreurs grossières depuis un certain temps. Plus grave encore, il ne semble pas y avoir de ligne commune entre les différentes équipes de développement.

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À la recherche de la Garamond du livre numérique

Quand vous ouvrez un livre papier, il y a de grandes chances que vous tombiez sur la police Garamond. En réalité, Garamond est même le nom donné à un groupe de polices serif, dérivées d’une version ultérieure de cette police d’écriture, créée par Jean Jannon d’après l’originale de Claude Garamond. Aujourd’hui, plusieurs milliers de polices s’en inspirent — voire sont réalisées à partir de ses glyphes.

Garamond est une référence de l’impression, même si ce sont des dérivés à l’interprétation très libre qui sont utilisés aujourd’hui. Elle est intemporelle, ses lettres sont fluides et cohérentes, elle dispose de caractéristiques uniques et est considérée comme l’une des polices les plus lisibles et confortables pour le texte courant. J’ajouterai même qu’elle constitue une très belle police de titrage.

Pour le web et le livre numérique, son rendu pose problème. Bien que certains designers aient tenté de la retravailler pour écran, ses traits restent bien trop subtils et génèrent donc des flous (lissage de polices) qui dégradent sa lisibilité — notons toutefois qu’avec l’arrivée des écrans LCD HD, Garamond peut bénéficier d’un très bon rendu. Alors quelle est la Garamond du livre numérique ? Existe-t-il une référence ?

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